Consultations préopératoires

Toute rhinoplastie nécessite des consultations préopératoires suffisamment longues afin d'écouter et comprendre les différentes demandes du patient, de répondre à toutes ses questions et ainsi de définir la meilleure stratégie chirurgicale.

Définir les possibilités lors d'une consultation avant une chirurgie du nez

Il appartient au chirurgien de préciser au patient ce qu'il est possible de réaliser et ce qui ne l'est pas ainsi que ce qu'il est souhaitable d'envisager et ce qui ne l'est pas afin de ne pas décevoir ses attentes. Le chirurgien doit donner au patient des explications claires et précises sur les modalités qui entourent l'intervention et sur les principales techniques utilisées. Lors des différentes consultations, le patient est informé des modalités de l'intervention, de ses risques, conséquences et complications potentielles.

Au cours des consultations, le projet de rhinoplastie s'élabore autour de photographies médicales préopératoires et un morphing (projet chirurgical informatisé) peut être réalisé à la demande du patient.

Les examens avant une rhinoplastie

En cas d'obstruction nasale signalée par le patient, un examen endoscopique des fosses nasales est indispensable pour évaluer les anomalies architecturales présentes. Cet examen sera complété par une rhinomanométrie et/ou rhinométrie acoustique lors de la consultation. Un scanner des sinus et du massif facial sera réalisé afin de définir au mieux les mécanismes de l'obstruction nasale, de rechercher une pathologie sinusienne et de déterminer alors le geste chirurgical le plus approprié.

Un certain nombre de documents administratifs sont remis au patient. Une fiche d'information écrite explique le déroulement de l'intervention avec les principales techniques et les suites opératoires. Dans le même temps, le chirurgien remet au patient un consentement éclairé. Le cadre de la prise en charge de la rhinoplastie est très précis dans la nomenclature.

Quels critères pour le remboursement d'une rhinoplastie ?

Une prise en charge partielle par l'assurance maladie est envisageable après une procédure d'entente préalable si la rhinoplastie est liée à des troubles fonctionnels ou des malformations : « séquelles de fente labio-alvéolaire et autre malformation nasale, problèmes de ventilation liée à la valve nasale, séquelles de traumatisme nasal (ensellure, déviation) ».

Dans le cas contraire, il s'agit d'une intervention de chirurgie purement esthétique qui n'est pas prise en charge par la Sécurité sociale. L'ensemble des frais est à votre charge et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit.

En cas de rhinoplastie esthétique, en application de l'article L.6322-2, un délai minimum de quinze jours doit être respecté (décret n° 2005-1366 du 2 novembre 2005), après la remise du devis détaillé, daté et signé par le ou les praticiens mentionnés aux 1°, 2° et 4° de l'article D.6322-43 devant effectuer l'intervention de chirurgie esthétique.

Il ne peut en aucun cas déroger à ce délai, même sur la demande de la personne concernée. Le chirurgien qui rencontre la personne concernée, pratique lui-même l'intervention chirurgicale, ou l'informe au cours de cette rencontre qu'il n'effectuera pas lui-même tout ou une partie de cette intervention. Cette information est mentionnée sur le devis.

Dès lors que la présence d'un anesthésiste est envisagée lors de l'intervention, une consultation d'anesthésie est obligatoire et doit avoir lieu au minimum 48 heures avant la date opératoire. Cette consultation doit permettre de compléter l'examen clinique général, d'analyser les antécédents et les éventuelles pathologies associées qui pourraient contre-indiquer l'intervention. Un bilan préopératoire sera prescrit à la demande du médecin.

Avant votre chirurgie du nez

En préalable à toute intervention, le patient devra éviter absolument les deux substances suivantes.

Le tabac : en effet, le tabagisme peut provoquer des lésions capillaires au niveau de la peau et des complications de type nécrose cutanée. Il est fortement conseillé de ne pas fumer dans les 2 mois précédant l'intervention. Il est établi que le tabac multiplie par 2 ou 4 le risque de complications postopératoires, et en particulier celui d'infection et de nécrose cutanée. Cette majoration du risque disparaît lorsque le tabac est arrêté complètement pendant les 6 à 8 semaines qui précèdent l'intervention, et les 2 à 4 semaines qui la suivent. Les timbres à la nicotine comportent le même risque de nécrose cutanée que le tabac.

L'Aspirine et les anticoagulants sont à proscrire au moins 15 jours avant l'intervention pour réduire les risques hémorragiques peropératoires.