Le lifting du nez ou la Rhinoplastie de rajeunissement

Allongement du nez, réalité ou mythe...

Toutes les déformations du nez présentes chez le sujet jeune peuvent s’amplifier avec les années mais deux sont caractéristiques du vieillissement : la chute de la pointe, et l’augmentation de la longueur du nez. Ces deux particularités sont à l’origine de la rhinoplastie de rajeunissement

Anatomie et Physiologie du nez vieillissant : Avec l’âge, la modification la plus significative intéresse le nez cartilagineux et plus particulièrement la pointe. Un des mécanismes évoqués est la rupture des attaches fibro-élastiques entre les cartilages triangulaires et les crus lateral des cartilages alaires. Cette perte du support des cartilages alaires dans la région des dômes est responsable du déplacement vers le bas de la pointe du nez. A l’épaississement des cartilages, la réduction du tissu sous-cutané ainsi que la perte d’élasticité cutanée s’associe une hypoplasie maxillaire et alvéolaire avec pour conséquence une fermeture de l’angle labio-columellaire. Cette rotation de la pointe vers le bas accentue l’effet de cyphose dorsale avec un allongement relatif du tiers moyen de la face. Toutes ces considérations esthétiques sur les cartilages triangulaires et alaires sont souvent à l’origine d’une fermeture de l’angle de la valve nasale, responsable alors d’une obstruction nasale qu’il convient de corriger lors de la rhinoplastie. Une dernière particularité lié à l’âge est le caractère fragile des os propres du nez. De fait, les ostéotomies doivent être évitées ou limitées afin de réduire les fractures comminutives et les irrégularités consécutives de l’atrophie du tissu sous-cutané.

 Rhinoplastie de rajeunissement

“Rhinoplastie de rajeunissement ou Lifting du nez"

Principes d'une chirurgie de rajeunissement du nez

Parmi les différentes techniques à la disposition du chirurgien lors d’un lifting du nez, il est souhaitable de privilégier les méthodes conservatrices de la pointe (résection limitée des crus lateral...) au technique interruptrice du dôme. Selon l’importance du défaut de projection de la pointe, à la résection céphalique des cartilages peut s’ajouter le positionnement d’un étai columellaire (projection et soutien de la pointe), un point d’adossement des dômes (projection, rétrécissement et définition de la pointe), une greffe cartilagineuse de pointe (renforcement et soutien secondaire de la pointe, projection du lobule et obtention d’un aspect bidômal adéquat)...

Pour des hypoprojections sévères, la voie externe est préférée afin de pouvoir associer toutes les techniques de reconstruction du tiers inférieur du nez. La restauration de la valve nasale peut nécessiter la mise en place de “spreader grafts” et dans ce cas, la voie externe est la voie privilégiée. Le raccourcissement de la longueur du nez peut être obtenu par la résection du bord céphalique des crus lateral, par la résection d’une partie inférieure des cartilages triangulaires ou bien par la résection orientée du bord caudal du septum, toutes ces résections pouvant au besoin être combinées. Dans les corrections éventuelles d’une cyphose dorsale, la résection de la bosse est réalisée préférentiellement à la râpe plutôt qu’à l’ostéotome.

Ainsi, pour obtenir un rajeunissement du nez, le rhinoplasticien doit favoriser la rotation céphalique de la pointe, augmenter la projection de la pointe et la longueur relative de la columelle, corriger une éventuelle cyphose dorsale et restaurer ou préserver la valve nasale.